Quatrième de couverture :
Quelque part dans l’archipel britannique, une forêt existe peut-être encore où les derniers survivants de l’Age d’or ont trouvé refuge : dieux anciens auxquels plus personne ne croit, esprits primordiaux de la nature, créatures des mythologies antiques…. Envers-Monde, la dernière légende vivante. En ce refuge d’arbres ancestraux, ayant toujours résisté aux tentations d’invasion humaine, une jeune femme invalide, écrivain à succès d’un XVIIIe siècle avide d’évasions romantiques, va plonger. Partie à la recherche du jeune poète Thomas Chatterton, elle y affrontera , au terme d’un voyage en ballon , d’anciennes goules vengeresse et des gnomes végétaux. Bien des siècles auparavant, déjà, Envers-Monde était synonyme de refuge : fuyant les persécutions perpétrées par les chrétiens contre les derniers païens, une troupe de créatures mythologiques (esprit du blé et enfants de la mer) en avaient fait l’objet de leur quête.
Avec une verve volontiers libertine, l’auteur se fait le chantre amusé mais néanmoins nostalgique d’une fantasy réconciliée avec ses racines antiques et romantiques.
Mon avis :
Ça faisait longtemps que ce livre trainait dans ma PAL, et ce mois-ci c’était mon tour de proposer la lecture commune sur la Bibliothèque de l’invisible. Parmi mes trois propositions, c’est donc La forêt d’Envers-monde qui a été choisie. En fait, ce livre comporte deux romans : La forêt d’Envers-Monde et Les dieux demeurent, et une nouvelle : Le peintre.
Commençons donc par La forêt d’Envers-Monde. Ça se lit vite (moins de 200 pages), c’est bien écrit, l’histoire est intéressante. Mais j’avoue que je n’ai que moyennement accroché aux personnages, même s’ils sont hauts en couleur et largement différents des personnages lancés dans une quête qu’on peut trouver en fantasy : une romancière infirme, un marin, et une vieille fille obèse, c’est pas très commun comme Compagnie
Et puis l’auteur a une dent contre les français (enfin ça se passe au XVIIIème siècle, donc on va mettre ça sur le compte de l’époque où se passe le roman), et à la fin c’est un peu lourd (c’est la chauvine qui parle là^^). Mais bon, l’un dans l’autre, j’ai trouvé le voyage agréable, même si je n’ai pas été complétement emballée.
Passons maintenant Aux dieux demeurent. Nous changeons de lieu et d’époque, pour nous retrouver dans l’Italie de l’Empire romain, plus précisément sous le règne de Constantin, quand le monde occidental commence à se christianiser. Nous y suivons les aventures de Dylan le Roane aux pieds palmés et Nod l’esprit du blé, sans oublier les belles Tutelina et Stella. Ou, plutôt, comment des créatures appartenant à une époque presque révolue, peuvent survivre dans le monde austère des chrétiens qui ne croient plus en eux. Le postulat de départ était intéressant, mais je n’ai pas été emballée par la façon dont Thomas Swann l’a traité. Je l’ai trouvé trop porté sur le sexe, je n’ai pas aimé les personnages secondaires de Marcus et d’Éléphant de mer, trop caricaturaux. Au final, j’ai moyennement accroché.
Quant Au peintre, il s’agit d’une nouvelle de quelques pages sur une rencontre surréaliste qu’aurait fait le peintre Jérôme Bosch en rentrant d’un mariage. Cette nouvelle ne m’a fait ni chaud ni froid, c’est vraiment trop court pour se faire une opinion.
En bref, ce livre m’a laissé une impression mitigée, pas franchement mauvaise, mais pas bonne non plus.