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Posts Tagged ‘China Miéville’

Quatrième de couverture :

Lors de ses recherches pour l’homme-oiseau, Isaac Dan der Grimnebulin a libéré des monstres volants, les gorgones, sur Nouvelle-Crobuzon. Le gouvernement est vite dépassé par les événements et en appelle à la Fileuse, une araignée géante vivant sur plusieurs plans de réalité, pour l’aider à endiguer le péril. Les gorgones se mettent à pondre, et menacent bientôt toute la ville, dont les habitants sont la proie de terribles cauchemars. La milice est impuissante. Seuls Isaac et ses amis peuvent encore sauver Nouvelle-Crobuzon, au risque d’y laisser moult plumes et une oreille chacun, prix de leur pacte avec la Fileuse…

Mon avis :

Un tome plein d’action du début à la fin, toujours dans cet univers particulièrement glauque de Nouvelle-Crobuzon. De nouveaux personnages font leur apparition, tous aussi repoussants les uns que les autres, chacun à sa façon. Les gorgones évidemment, mais aussi ceux qui s’allient pour les détruire : les Mainmises et le Concile qui filent franchement la chair de poule, et la Fileuse, si loin de ce plan de réalité et si difficile à comprendre! Et une fin douce-amère, qui colle parfaitement à l’univers imaginé par l’auteur.
Impossible d’en dire davantage sans spoiler, mais Perdido Street Station est vraiment un livre à découvrir sans attendre, croisement entre fantasy et fantastique, voire horreur, mais en tous cas extrêmement prenant.

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Quatrième de couverture :

Nouvelle-Crobuzon : une métropole tentaculaire et exubérante, au cœur d’un monde insensé. Humains et hybrides mécaniques y côtoient les créatures les plus exotiques à l’ombre des cheminées d’usine et des fonderies. Depuis plus de mille ans, le Parlement et son impitoyable milice règnent sur une population de travailleurs et d’artistes, d’espions, de magiciens, de dealers et de prostituées. Mais soudain un étranger, un homme-oiseau, arrive en ville avec une bourse pleine d’or et un rêve inaccessible: retrouver ses ailes. Isaac Dan der Grimnebulin, savant fou et génial, accepte de l’aider. Mais ses recherches vont le conduire à libérer une abomination sur la ville tout entière…

Mon avis :

Que dire… Perdido Street Station, c’est avant tout une ville, Nouvelle-Crobuzon. Glauque à souhait, immense, malodorante, industrielle, miséreuse dans sa plus grande partie. C’est aussi un système politique corrompu, une répression omniprésente et terrifiante, aux procédés immondes tels que la recréation, qui transforme les « coupables » en aberrations mi-hommes mi-bêtes, selon la volonté tordue des thaumaturges et scientifiques employés par le gouvernement. C’est dans cet univers qu’évoluent nos héros Isaac le scientifique, Yagharek l’homme-oiseau qui veut à tout prix retrouver ses ailes, et Lin l’artiste scarabe. J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher aux héros, si loin des stéréotypes, et pourtant le premier abord repoussant d’Isaac cache un homme incapable de faire du mal à la moindre mouche, Lin est touchante dans sa fragilité, sans cesse ballotée entre deux cultures tout en arborant son « âme d’artiste » haut et fort. Et Yagharek, impossible de ne pas l’apprécier dès le départ, en fait.
En bref, ce premier tome nous décrit un univers repoussant, mais duquel on ne peut pourtant se détacher, où évoluent des personnages hauts en couleur, dont on a envie de suivre les aventures, d’autant que la fin est plutôt abrupte. Autant vous prévenir, il vaut mieux avoir le second tome sous la main 🙂
Un de mes coups de cœur de l’année!

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