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Posts Tagged ‘Angleterre’

Quatrième de couverture :

À Edgecombe St. Mary, en plein coeur de la campagne anglaise, une tasse de thé délicatement infusé est un rituel auquel, à l’heure dite, le major Ernest Pettigrew ne saurait déroger pas plus qu’à son sens du devoir et à son extrême courtoisie, aussi désuète que touchante, qui font de lui l’archétype même du gentleman anglais : raffiné, sarcastique et irréprochable. Dans ce petit village pittoresque où les cottages le disputent aux clématites, le major a depuis trop longtemps délaissé son jardin. Désormais veuf, il a pour seule compagnie ses livres, ses chers Kipling, et quelques amis du club de golf fuyant leurs dames patronnesses. Ce n’est guère son fils, Roger, un jeune londonien ambitieux, qui pourrait le combler de tendresse. Mais, le jour où le major apprend le décès de son frère Bertie, la présence douce et gracieuse de Mme Ali, veuve elle aussi, va réveiller son cœur engourdi. […]
C’est avec beaucoup de charme et d’intelligence que Helen Simonson s’empare du thème des traditions pour montrer combien elles peuvent être à la fois une valeur refuge et un danger. Il se dégage de son roman une atmosphère so british qui enchante. Reste une question : votre tasse de thé, vous le prendrez avec un nuage de lait ou une tranche de citron ?

Mon avis :

Ce livre, je l’avais vu chez mon libraire, mais je l’avais reposé en me disant « une autre fois », genre pour une fois je suis raisonnable. Mais l’avalanche de commentaires élogieux sur Whoopsy Daisy m’ont fait changer d’avis en moins d’une semaine, et me voici donc avec La dernière conquête du Major Pettigrew dans les mains. Et bien m’en a pris, puisque j’ai été conquise dès la première page, jusqu’à la dernière. J’ai adoré le major au charme désuet, gentleman anglais jusqu’au bout des ongles, Mme Ali au charme tout en finesse, le village d’Edgecombe St. Mary où se passe la majorité de l’intrigue. Et j’ai adoré détester le fils du major, Roger, qui incarne le fils ambitieux, ingrat et insensible comme pas possible. Un seul petit bémol, parfois j’aurais mis des claques au major qui laisse trop faire son fils, au lieu de lui dire ses quatre vérités, et n’étant pas une passionnée de chasse (voire même plutôt l’inverse) j’ai eu du mal à voir la beauté de la choses, même si cela fait partie de la tradition de la gentry anglaise.
La dernière conquête du Major Pettigrew est un roman qui traite tout en délicatesse du deuil, de la vieillesse, des relations familiales, du racisme, mais aussi d’amour, d’amitié, (et de littérature) sans jamais tomber dans le cliché ou le pathos. Un vrai coup de cœur que je vous recommande !

Les lanciers du Bengale étaient un célèbre régiment anglo-indien, paraît-il. Mais bon, comment les Britanniques ont-ils pu conquérir leur empire en tenue de clown, ça me dépasse.

– Et cette remarque nous vient d’une nation qui a conquis le Far West vêtue de jambières en peau et de chapeaux taillés dans de l’écureuil mort, observa le major.

Je crois fermement qu’il existe encore quelques rares individus qui continuent de croire en l’Angleterre que Kipling aimait. Malheureusement, nous sommes une poignée de reliques poussiéreuses.

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Quatrième de couverture :

Dans l’Angleterre du XIIème siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent chacun à leur manière pour s’assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l’amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. Les fresques se peignent à coups d’épée, les destins se taillent à coups de hache et les cathédrales se bâtissent à coups de miracles… et de saintes ruses. La haine règne, mais l’amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes.

Ken Follet, le maître du suspense, nous livre une œuvre monumentale dont l’intrigue, aux rebonds incessants, s’appuie sur un extraordinaire travail d’historien.

Mon avis :

Un pavé. C’est la première chose qu’on se dit quand on voit la bête, qui fait son pesant de 1000 pages en poche. Les bâtisseurs de cathédrales est un sujet qui m’a toujours intéressée, ne serait-ce que parce qu’on ne peut que se demander comment on a été capable de bâtir de tels édifices avec les moyens techniques de l’époque. C’est un truc qui m’a toujours ébahie, au même titre que les pyramides ou les monuments gréco-romains, bref tout ce qui sort de l’ordinaire de la simple maison en fait^^ Et encore quand on voit les réseaux de chauffage qu’étaient capables de créer les Romains dans leurs villas, et leurs systèmes de sanitaires, de bains publics… Enfin bref je m’égare. Pourtant, les Piliers de la Terre est le premier livre que je lis sur le sujet. Nous y suivons donc la famille de Tom le Bâtisseur, maçon de son état, et dont l’ambition est d’un jour construire sa propre cathédrale. Nous voici plongés en plein Moyen-Age, au beau milieu de querelles de successions royales, ecclésiastiques ou tout simplement du seigneur local. Le roman nous donne un bel aperçu à la fois de ce que pouvait être la vie à cette époque pour les « petites gens » et à la fois des luttes de pouvoir dans les plus hautes sphères. Avec pour pivot central la construction de la cathédrale de Kingsbridge (lieu fictif après recherches, dommage j’aurais bien mis une photo de la fameuse cathédrale en illustration ><). A ce propos, j’ai trouvé intéressant la description de comment la commande d’un tel édifice peut changer radicalement l’économie et le développement d’une ville. C’est quelque chose de logique, mais on n’y pense pas forcément, et j’ai apprécié que l’auteur se penche sur la question. Il y a quelques longueurs, mais globalement ça se lit bien, surtout pour un tel pavé. Petit bémol au niveau des personnages, je ne me suis pas vraiment attachée à Tom le Bâtisseur, mais plutôt au reste de sa famille finalement. Et concernant le « méchant », autant j’ai trouvé bien construit son « passage du côté obscur », la description de comment de jeune homme un peu bête et naturellement colérique il verse petit à petit dans la violence et la cruauté, autant j’ai trouvé que ce côté finit par être trop exagéré. Mis à part ça, j’ai passé un très bon moment lors de la lecture des Piliers de la Terre.

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