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Posts Tagged ‘Lire en VO’

Quatrième de couverture :

The sun brightens in the east, reddening the blue-grey haze that marks the distant ocean. The vultures roosting on the hydro poles fan out their wings to dry them. The air smells faintly of burning. The waterless flood has ended the world.

But two women have survived: Ren, a young dancer trapped where she worked, in an upmarket sex club (the cleanest dirty girls in town); and Toby, who watches and waits from her rooftop garden.

Is anyone else out there?

Mon avis :

J’ai mis beaucoup de temps à sortir ce livre de ma PAL, emmené en voyage au moins trois fois sans l’ouvrir, avant de finalement m’y lancer. Et là, je me dis que j’aurais dû le lire bien plus tôt. Car autant j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire (comme à chaque fois que je lis en anglais en fait), autant j’ai dévoré la fin.

Le livre s’ouvre sur deux chapitres, le premier avec Toby, le suivant avec Ren, après la catastrophe. Toutes les deux sont seules, chacune de leur côté,au milieu d’une ville désertée de sa vie humaine, la nature commence à reprendre ses droits. La suite du livre est une alternance entre leurs deux points de vue, entre le passé et le présent. Chaque partie débute par un sermon d’Adam One et un hymne tiré du livre de cantiques des God’s Gardeners (littéralement les Jardiniers de Dieu). En effet, dans ce futur proche (mais indéterminé), de nombreuses religions plus ou moins fantaisistes ont vu le jour, et parmi elles, les Gardeners sont des écologistes pacifistes et végétariens, vivants sur les toits des immeubles, uniquement de leurs jardins et d’articles recyclés. Et ils sont persuadés qu’un jour ou l’autre Dieu déclenchera un nouveau Déluge, the Waterless Flood (littéralement le Déluge sans eau), pour punir les hommes d’avoir détruit la Terre. Au fur et à mesure du roman, à travers les histoires de Ren et Toby, on en apprend davantage sur les Gardeners, mais aussi sur le monde dans lequel ils se trouvent : un monde régi par les Corporations, et surtout par les CorpSeCorps, leur sécurité privée, uniques détenteurs des armes, et donc du pouvoir, et par les mafia qui règnent sur les quartiers pauvres.

C’est un futur vraisemblable que nous décrit Margaret Atwood dans ce roman, je dirais même un peu trop vraisemblable pour qu’on ne soit pas mal à l’aise pendant notre lecture. J’avoue qu’au début j’ai eu du mal avec les Gardeners, un peu trop religieux et naïfs pour moi, mais finalement on se fait à leur philosophie et on se prend à espérer qu’il ne va pas leur arriver trop de misères dans ce monde carrément pas fait pour eux. La construction en flashbacks nous tient en haleine du début à la fin : sans trop en dévoiler, on sait qu’il y a une catastrophe qui a détruit la quasi-totalité de l’humanité, mais on ne sait pas comment elle arrive (sauf si on lit le quatrième de couverture, que j’ai expurgé dans cet article…) Évidemment se pose aussi la question de la survie de Ren et Toby après la catastrophe, et de savoir si d’autres ont survécu…

En conclusion, un bon roman apocalyptique, qui donne à réfléchir sur les thèmes de l’écologie, de la société de consommation ou encore sur la science et son éthique (ou son absence d’éthique en l’occurrence), tout en nous tenant en haleine jusqu’au bout, même si pour ma part j’ai été un peu déçue par la fin trop abrupte à mon goût.

A noter que la traduction vient de paraître aux éditions Robert Laffont sous le titre Le temps du Déluge (et surtout ne pas lire le résumé qui spoile dix fois plus que celui de la version originale…)

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Quatrième de couverture :

The Fevre Dream was one of the finest steamboats ever built, the pride of its captain, Abner Marsh. But as it sails the length of the river, the rumours begin about Marsh’s enigmatic partner, Joushua York. He eats only at midnight, and in the compagny of friends who are never seen during daylight hours ; and a trail of terrible deeds along the shores follows in the Fevre Dream’s wake.
George R. R. Martin’s riveting and wonderfully atmospheric tale of vampires in nineteenth-century America catapulted him into the forefront of the contemporary fantasy writers when first published in 1982.

1857, sud des Etats-Unis. Abner Marsh, autrefois à la tête d’une compagnie navale prospère, ne possède plus que sa réputation d’excellent capitaine. Un soir, à Saint Louis, il reçoit une étrange proposition : Joshua York, un inconnu au teint pâle, lui offre la somme suffisante pour construire le bateau de ses rêves, à la condition de le prendre comme associé et d’accepter ses amis, son bord. Le rêve d’Abner devient réalité : le Rêve de Fevre surpasse en splendeur et en rapidité tous les autres bateaux à vapeur sur le Mississippi. Le voyage sur le Grand Fleuve commence, mais d’étranges rumeurs se répandent parmi l’équipage. Car Joshua et ses amis fuient la lumière du jour…

Mon avis :

Fevre Dream – Riverdream pour la traduction française – était la lecture de juin du Cercle d’Atuan (oui je suis en retard…) Au vu de la couverture, je n’ai pas résisté et l’ai acheté dans sa version anglaise . J’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire, mais me connaissant c’est sans doute dû à la VO, j’ai toujours plus de mal à me plonger dans un livre qui n’est pas écrit en français. Mais une fois dedans, j’ai beaucoup apprécié de suivre Abner Marsh dans ses aventures. Autant pour l’ambiance du Mississippi et ses courses de bateau à vapeur, que l’ambiance fantastique avec la présence des vampires. Joshua bien sûr, mais aussi Julian et sa bande. J’ai d’ailleurs trouvé très intéressant la description que Martin fait de ses vampires, assez éloignés des clichés habituels (dans leur conception j’entends, pas forcément dans leur comportement). Quant à l’histoire, elle est plaisante à suivre, on s’interroge avec Marsh, on tremble avec lui, pour lui (mais aussi pour d’autres !), on se demande comment tout ça peut bien se terminer, bref ça se dévore (ou on aimerait le dévorer plutôt, puisque le principe du Cercle est de lire par petits bouts…) En conclusion, Fevre Dream a été pour moi une belle découverte, que je ne peux que conseiller aux amateurs de vampires qui ne brillent pas au soleil 😉

Ils en ont parlé :

L’avis des Atuaniens

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Synopsis :

Enfants, Sean Devine, Jimmy Marcus et Dave Boyle étaient amis. Mais un jour une étrange voiture s’arrête dans leur rue. Un des garçons monte dans la voiture, tandis que les deux autres refusent, et quelque chose de terrible se passe – quelque chose qui a mis fin à leur amitié et a changé les trois enfants pour toujours. Aujourd’hui, des années plus tard, un meurtre a à nouveau lié leurs vies…

Mon avis :

Très très bon polar! Un meurtre, des indices, des personnages tous plus ou moins meurtris par la vie, avec chacun leurs secrets, tous liés par un drame qui a eu lieu trente ans plus tôt… De l’action, du suspense, et pour une fois, la psychologie des personnages est bien mise en valeur, non seulement celle des personnages principaux, mais aussi celle des personnages secondaires. Et une fin très bien amenée, à laquelle (évidemment) on ne s’attend pas, mais pourtant parfaitement logique. Bref, amateurs de polar, vous pouvez y aller sans crainte. Pour ma part, je vais maintenant regarder le film 😉

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Synopsis :

Récemment orpheline, Maya Witherspoon quitte l’Inde pour se réfugier à Londres. De père anglais et de mère indienne, diplômée de médecine en Inde, elle parvient difficilement à obtenir le droit d’exercer son métier dans la capitale de l’Empire anglais. Mais l’ennemi invisible qu’elle a fui hors d’Inde semble l’avoir suivie, et la cherche…

Mon avis :

Difficile de résumer cet opus de la série Elemental Masters sans trop en divulguer. Le conte duquel il est adapté (de très loin !) n’est pas aussi évident à voir que les précédents, il s’agit de Blanche-Neige. On retrouve effectivement le miroir magique, mais les nains sont bien cachés et la pomme empoisonnée apparaît très tardivement^^ Comme d’habitude, on voit arriver le Prince charmant avec ses gros sabots, mais pour le coup la Princesse est sacrément émancipée pour son époque, surmontant le double handicap d’être une femme et une métis pour exercer dans le domaine quasiment exclusivement masculin et bourgeois de la médecine et de la chirurgie (je précise, l’action se passe en 1907).
Un bon divertissement, dans la plus pure lignée des romans de Mercedes Lackey.

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On continue dans les défis lancés dans la blogosphère : « English classics » est proposé par Karine. Il s’agit de lire deux romans « classiques anglais », écrits avant 1900, par un auteur du Royaume-Uni ou de l’Irlande, avant le 31 décembre 2010 évidemment.

Et là, ni une ni deux : j’ai une dizaine de classiques anglais qui m’attendent sagement dans ma bibliothèque depuis des années. Voici donc les deux heureux élus :

Moonfleet de John Meade Falkner

Et Little Dorrit de Charles Dickens

Et d’une pierre deux coups, ce dernier me permet de participer sans trop me fouler au challenge Dickens d’Isil

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Quatrième de couverture :

Une rue de Londres, un soir comme un autre. La jeune fille gît devant lui sur le trottoir, face contre terre, l’épaule ensanglantée. Richard la prend dans ses bras, elle est d’une légèreté surprenante. Et quand elle le supplie de ne pas l’emmener à l’hôpital, il a le sentiment de ne plus être maître de sa volonté. Dès le lendemain, elle disparaît et, pour Richard, tout dérape : sa fiancée le quitte, on ne le connaît plus au bureau, certains, même, ne le voient plus… Le monde à l’envers, en quelque sorte. Car il semblerait que Londres ait un envers, la  » ville d’En-Bas « , cité souterraine où vit un peuple d’une autre époque, invisible aux yeux du commun des mortels. Un peuple organisé, hiérarchisé, et à la tête duquel les rats jouent un rôle prépondérant. Plus rien ne le retenant  » là-haut « , Richard rejoint les profondeurs.
Fable fantastique ou roman de fantasy contemporain, Neverwhere est inclassable, surprenant, original. Plein d’idées, de rebondissements, de clins d’oeil référentiels et de personnages iconoclastes.

Mon avis :

J’ai adoré!

Richard Mayhew est le prototype du anti-héros propulsé dans un monde auquel il ne connaît et ne comprend rien, et ses « accompagnants » sont des personnages hauts en couleur : Door en jeune orpheline pourchassée, le Marquis de Carabas (himself!) en protecteur aux méthodes franchement particulières et tordues, et Hunter le garde du corps, chasseur des « plus grands gibiers ». Les « méchants » sont également particulièrement bien trouvés. London Below est un univers riche et fascinant, mais dangereux pour les novices, comme va très vite s’en apercevoir Richard. Je ne vais pas en dire plus pour ne pas spoiler, mais je l’ai trouvé très bien décrit, et son atmosphère parfaitement rendue par Neil Gaiman. On s’y croirait!
Bref, une très bonne découverte que ce livre. Petit bémol, il est pour l’instant épuisé en français, mais il paraît qu’il va bientôt être réédité.

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Synopsis :

Eté 1914, début de la première guerre mondiale. Le père d’Eleanore, récemment remarié, part se battre dans les Flandres et ne revient pas, laissant sa fille aux mains de la charmante belle-mère Alison et de ses deux adorables filles… De son côté, en 1917, Reginald Phenix, aviateur passionné, est blessé dans un combat aérien et revient pour sa convalescence à la demeure familiale, proche du village où vit Eleanore et sa belle-famille.

Mon avis :

Je suis sûre que le début du synopsis vous a vaguement rappelé quelque chose Effectivement, c’est bien le conte de Cendrillon qui est adapté à la sauce Mercedes Lackey dans ce livre. Et franchement, j’ai trouvé ça très réussi, même si on voit venir gros comme une maison, que dis-je un château, l’arrivée du prince charmant Razz

Un bon divertissement !

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