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Challenge I love London

Oui je sais, j’avais dit que je ne faisais plus de challenge, et c’est le troisième auquel je m’inscris depuis trois mois (les deux autres, c’était celui d’Anne McCaffrey organisé par Guillaume, et le Summer Star Wars de Lhisbeï pour ceux qui ne suivraient pas ;)). Mais comme contre toute attente j’ai réussi à participer au moins un peu à ceux précités, me voici inscrite à celui organisé par Maggie et Titine, « I love London ».

Ce challenge a pour but de nous faire découvrir Londres à travers la littérature (what else?), le tout pendant un an. On peut s’inscrire dans quatre catégories différentes :

  • Soho : 1 livre
  • Bloomsbury : 2 livres
  • Notting Hill : 5 livres
  • Picadilly : 10 livres et plus…

Pour le moment, je commence au niveau Soho, avec Oliver Twist qui prend la poussière sur mes étagères depuis (trop) longtemps 😀

Et puis, il y a un super logo pour illustrer ce challenge, que demander de plus ?

Quatrième de couverture :

Le cerveau était parfait, mais le petit corps irrémédiablement handicapé, inutilisable. Alors les Mondes Centraux décidèrent d’employer la technologie la plus sophistiquée pour préparer Helva à vivre dans un nouveau corps : un astronef. La petite fille serait l’un des cyborgs titanesques sillonnant l’espace interstellaire. Une intelligence infiniment plus subtile et plus complexe que n’importe quel ordinateur, mais bénéficiant de toutes les ressources de l’informatique et ne faisant qu’un avec son vaisseau.
Pour beaucoup, elle est devenue un monstre, un hybride inquiétant entre l’humain et la machine. Peut-être. Mais comme Helva tient à bien le faire comprendre à tous, et surtout à ses partenaires, elle reste une femme : complexe, sensible, amoureuse, forte, sauvage et douce à la fois. Bientôt ses exploits seront légendaires… Et même les plus réticents à son égard seront bien obligés de reconnaître que le vaisseau qui chante est… une sacrée bonne femme !

Mon avis :

Je continue mon exploration de l’œuvre d’Anne McCaffrey avec Le vaisseau qui chantait, le premier tome du Cycle des partenaires. L’auteur explore dans ce livre le thème des cyborgs, mais pas n’importe lesquels : des vaisseaux-cyborgs. Helva est née difforme, et ses parents ont choisi pour elle ce futur plutôt que l’euthanasie. Les Mondes Centraux ont donc dépensé une fortune en technologie pour faire d’Helva un vaisseau « Tête et Jambes » (oui le nom est sympa, hein?), en d’autres termes Helva est une sorte de pilote automatique à l’âme humaine, la « Tête », et on lui adjoint un pilote pour lui servir de « Jambes ». Le principe étant qu’Helva appartient aux Mondes Centraux tant qu’elle n’a pas remboursé sa dette.

Le vaisseau qui chantait est en fait un recueil de nouvelles, dont la première a donné le titre, qui forment une suite d’aventures vécues par Helva et ses partenaires successifs. On y trouve de l’action, de l’émotion (oui, j’ai pleuré comme une madeleine), un peu de romance (pas trop, difficile avec un vaisseau-cyborg^^), bref tous les ingrédients pour un roman qui se dévore sans faim. Pour être tout à fait honnête, je l’ai lu à une mauvaise période et j’ai bien peur de n’avoir quasiment rien retenu au bout de deux semaines, mais c’est plutôt dû au contexte, je lui redonnerai sa chance dans quelques temps, je suis sûre que je l’apprécierai davantage 😉

  

Synopsis :

Killashandra, la chanteuse-crystal, va bientôt fêter ses deux cents ans : les spores lui ont donné la longévité, mais l’heure est proche où ils détruiront sa mémoire. Ces automates sans passé qui lui faisaient horreur, et auxquels elle s’était promis de ne jamais ressembler, elle est bien obligée d’y voir les figures mêmes de son avenir. Et le pire, c’est qu’elle a négligé d’enregistrer ses faits et gestes ; elle n’a pas gardé trace de son patrimoine vital ; elle ne sait plus que Lars est l’homme de sa vie, et ils finissent par vivre pratiquement séparés.
Mais sur une planète du secteur de la Balance, au fond des cavernes, on trouve des arches formées d’une substance luisante qui semble pulser. Cette substance, Killashandra l’a vue croître, elle a bien cru se faire engloutir. Elle n’en garde aucun souvenir, mais Lars était là aussi ? La relation unique des chanteurs au crystal, il sait qu’elle fonctionne aussi avec cette substance. Et l’autre relation, plus singulière encore, qui unit cet homme et cette femme, elle doit bien rester codée en Killashandra. Tout au fond du cerveau.

Mon avis :

Et voici le troisième et dernier tome de la Transe du crystal, La mémoire du crystal, dévoré aussi vite que les précédents. Killashandra arrive désormais au moment tant redouté par les chanteurs-crystal, celui où ils commencent à perdre la mémoire. Elle qui méprisait les zombies que deviennent les chanteurs âgés, voici qu’elle en est devenu un. C’est donc un parcours chaotique que nous suivons avec Killashandra, d’abord sa lente déchéance, puis sa vie au rythme de ses besoins de crystal et d’évasion, sans passé ni avenir. Mais nous suivons aussi les efforts de ses proches pour qu’elle se souvienne, efforts dont elle ne se rend même pas compte.

Ce livre conclut de belle manière cette trilogie, même si j’ai trouvé que la fin relevait un peu de la pirouette scénaristique, tant pis, puisqu’elle permet une happy end ! D’une façon objective, je suis bien obligée de dire que La mémoire du crystal n’est pas le roman du siècle, mais il n’empêche que j’ai passé un très agréable moment en lisant cette trilogie, que je recommande à tous les amateurs de SF en général et d’Anne McCaffrey en particulier 😉

   

 

Synopsis :

La planète Ballybran, hérissée de formidables chaînes de montagnes, est le rendez-vous des chanteurs crystal. Il y cherchent le crystal noir (qui assure une communication instantanée entre les mondes et n’ont pas d’autre assurance que d’y trouver les spores (qui à terme leur feront perdre la mémoire). Killashandra Ree croyait qu’elle résoudrait ses problèmes en venant sur Ballybran. hélas, elle a perdu son filon de crystal noir ; et elle souffre du mal du crystal à en devenir folle. Alors, elle repart. La planète Ophtéria demande du crystal blanc pour réparer un orgue à sensations unique dans tout l’univers ; et justement elle a ce qu’il faut. Mais surtout son départ peut sauver l’homme qu’elle aime… et part la même occasion, pourquoi pas, lui faire rencontrer quelqu’un d’autre. Dans les grands espaces galactiques, les solitaires ont toujours leur chance…

Mon avis :

Voici donc le deuxième tome de la Transe du crystal. Nous y retrouvons Killashandra, devenue chanteuse-crystal expérimentée, mais plutôt malchanceuse dans sa recherche de crystal noir. Cette fois-ci, nous ne restons pas longtemps sur Ballybran, puisque Killashandra est très vite envoyée en mission sur la planète Ophtéria, qui semble être idyllique, pour y réparer un orgue hors du commun, capable de jouer sur les sens des auditeurs (qu’est-ce que j’aimerais entendre jouer d’un instrument pareil d’ailleurs!) Mais les apparences sont souvent trompeuses, et Killashandra va découvrir un monde où l’on est « obligé » d’être heureux, et d’où l’on ne peut partir…

Killashandra est un roman qui comporte tout les ingrédients pour être dévoré : un monde nouveau, une rébellion, une histoire d’amour… et ça a très bien fonctionné pour moi, j’ai dû le lire en une journée à peine. Anne McCaffrey est décidément une conteuse hors-pair, et j’apprécie énormément de découvrir ses différents univers.

   

Quatrième de couverture :

Dans le crystal noir, tout est pur : les voix qui le font vibrer, les traces indélébiles qu’il laisse au cœur des chairs blessées. Voici l’histoire de Killashandra Ree, de sa voix et de ses blessures. D’emblée, son professeur de chant lui enlève tout espoir de devenir professionnelle : son défaut vocal a résisté à tous les traitements.
Première blessure.
Alors elle part pour la planète Ballybran, où l’attend le spore qui va la contaminer. Elle y gagnera des siècles de jeunesse et y perdra la mémoire.
Deuxième blessure.
Elle devra escalader des chaînes de montagnes, errer dans des déserts métamorphiques, affronter des ouragans. Troisième, quatrième, cinquième blessure. Elle trouvera le filon de crystal noir, qui ne se laissera tailler qu’au son de sa voix. Et qui assure la communication instantanée entre les mondes. La réussite, enfin.
Mais les blessures ?

Mon avis :

Je continue mon exploration de l’univers d’Anne McCaffrey avec sa trilogie La transe du crystal, dont voici le premier tome. Il commence avec Killashandra, jeune femme à l’ego surdimensionné, qui ne supporte pas son échec dans ses tentatives de devenir chanteuse d’opéra soliste. Dans son désir de tout effacer et de commencer une nouvelle vie, elle est séduite par un chanteur-crystal, qui va la convaincre de tenter d’embrasser cette carrière, malgré tous les dangers qu’elle comporte.

Nous voici donc partis avec Killashandra sur la route menant à Ballybran, la planète du crystal, monde exotique et dangereux s’il en est, et nous apprenons avec elle toutes les particularités de la profession de chanteur-crystal, avec ses avantages certains, mais aussi ses inconvénients loin d’être négligeables. Killashandra, qui pourrait être insupportable si elle continuait à faire sa diva, s’amende très vite et devient donc une compagne de lecture agréable.

Dans ce roman, il n’y a pas d’intrigue compliquée, de politique, ni de matière à réflexion sur notre propre monde. Juste le plaisir de la découverte d’un univers nouveau, avec ses dangers et ses merveilles. Anne McCaffrey réussit à nous faire rêver avec les univers qu’elle imagine, et c’est tout ce que je demandais à cette lecture, je suis donc comblée 😉

Quatrième de couverture :

The sun brightens in the east, reddening the blue-grey haze that marks the distant ocean. The vultures roosting on the hydro poles fan out their wings to dry them. The air smells faintly of burning. The waterless flood has ended the world.

But two women have survived: Ren, a young dancer trapped where she worked, in an upmarket sex club (the cleanest dirty girls in town); and Toby, who watches and waits from her rooftop garden.

Is anyone else out there?

Mon avis :

J’ai mis beaucoup de temps à sortir ce livre de ma PAL, emmené en voyage au moins trois fois sans l’ouvrir, avant de finalement m’y lancer. Et là, je me dis que j’aurais dû le lire bien plus tôt. Car autant j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire (comme à chaque fois que je lis en anglais en fait), autant j’ai dévoré la fin.

Le livre s’ouvre sur deux chapitres, le premier avec Toby, le suivant avec Ren, après la catastrophe. Toutes les deux sont seules, chacune de leur côté,au milieu d’une ville désertée de sa vie humaine, la nature commence à reprendre ses droits. La suite du livre est une alternance entre leurs deux points de vue, entre le passé et le présent. Chaque partie débute par un sermon d’Adam One et un hymne tiré du livre de cantiques des God’s Gardeners (littéralement les Jardiniers de Dieu). En effet, dans ce futur proche (mais indéterminé), de nombreuses religions plus ou moins fantaisistes ont vu le jour, et parmi elles, les Gardeners sont des écologistes pacifistes et végétariens, vivants sur les toits des immeubles, uniquement de leurs jardins et d’articles recyclés. Et ils sont persuadés qu’un jour ou l’autre Dieu déclenchera un nouveau Déluge, the Waterless Flood (littéralement le Déluge sans eau), pour punir les hommes d’avoir détruit la Terre. Au fur et à mesure du roman, à travers les histoires de Ren et Toby, on en apprend davantage sur les Gardeners, mais aussi sur le monde dans lequel ils se trouvent : un monde régi par les Corporations, et surtout par les CorpSeCorps, leur sécurité privée, uniques détenteurs des armes, et donc du pouvoir, et par les mafia qui règnent sur les quartiers pauvres.

C’est un futur vraisemblable que nous décrit Margaret Atwood dans ce roman, je dirais même un peu trop vraisemblable pour qu’on ne soit pas mal à l’aise pendant notre lecture. J’avoue qu’au début j’ai eu du mal avec les Gardeners, un peu trop religieux et naïfs pour moi, mais finalement on se fait à leur philosophie et on se prend à espérer qu’il ne va pas leur arriver trop de misères dans ce monde carrément pas fait pour eux. La construction en flashbacks nous tient en haleine du début à la fin : sans trop en dévoiler, on sait qu’il y a une catastrophe qui a détruit la quasi-totalité de l’humanité, mais on ne sait pas comment elle arrive (sauf si on lit le quatrième de couverture, que j’ai expurgé dans cet article…) Évidemment se pose aussi la question de la survie de Ren et Toby après la catastrophe, et de savoir si d’autres ont survécu…

En conclusion, un bon roman apocalyptique, qui donne à réfléchir sur les thèmes de l’écologie, de la société de consommation ou encore sur la science et son éthique (ou son absence d’éthique en l’occurrence), tout en nous tenant en haleine jusqu’au bout, même si pour ma part j’ai été un peu déçue par la fin trop abrupte à mon goût.

A noter que la traduction vient de paraître aux éditions Robert Laffont sous le titre Le temps du Déluge (et surtout ne pas lire le résumé qui spoile dix fois plus que celui de la version originale…)

Synopsis :

Les gros tambours grondaient en réponse à un message venu de l’est ; Piemur s’éveilla. Il venait de perdre sa voix et son avenir de chanteur s’annonçait plus qu’incertain. Sa nouvelle affectation, c’était la tour des tambours : c’est là qu’on apprenait le rythme, la procédure d’alerte et surtout le langage codé grâce auquel tous les weyrs et les forts pouvaient répondre instantanément aux attaques des Fils. L’art des tambours est lié à la guerre, à l’espionnage, à la communication. Nul ne s’étonnerait de voir Piemur, malgré son jeune âge, remplir des missions politiques…

Mon avis :

Et voici le troisième tome du cycle consacré aux Harpistes au sein de la Ballade de Pern. Dans celui-ci, qui se passe trois ans après les deux premiers, on ne suit plus Menolly mais Piemur, qui vient de commencer à muer et se retrouve donc affecté (du moins officiellement) à la tour des tambours. Mais le Maître-Harpiste compte bien utiliser l’intelligence (et la discrétion légendaire, hum) de Piemur à d’autres fins, plus délicates et hautement politiques. Car si jusqu’à présent on pouvait avoir l’impression que Pern c’est le monde de Oui-Oui, et bien non, pas tout à fait. Les Anciens, chevaliers-dragons venus du passé à la suite de Lessa pour sauver Pern des Fils, sont finalement bien arrogants et imbus de leur personne, et semblent apporter bien plus d’ennuis que d’aide, maintenant que les nouveaux dragons sont nés et leurs chevaliers formés. De plus, ils ont osé commercer avec l’infâââme seigneur Meron, lui donnant en échange quantité d’œufs de lézards de feu, si convoités de par le monde… Et voici Piemur, du haut de ses quatorze cycles, parti à jouer les espions dans ce nid de serpents, et qui finira par découvrir sa vocation d’explorateur du Continent Méridional, entouré de Farli, sa reine lézard de feu, et du fameux Stupide^^ Dans ce tome, apparaissent deux nouvelles fonctions des harpistes, qui n’étaient qu’esquissées dans les tomes précédents : messagers, entre autres par l’utilisation des tambours selon des codes bien précis, et espions au service du Maître-Harpiste Robinton, bien décidé à faire aller Pern dans la direction qu’il souhaite. On a d’ailleurs un bel aperçu de ses talents de manipulateur lors de la désignation de l’héritier du Seigneur Meron, heureusement que Robinton est du bon côté  sinon bonjour les dégâts 😉

En bref, un tome que j’ai pris plaisir à lire (j’avoue j’aime bien Piemur, je le trouve comique), même s’il n’apporte pas grand chose. Et maintenant, il me tarde de lire le dernier tome consacré au Maître-Harpiste himself, qui devrait arriver dans quelques jours dans ma boîte aux lettres (en anglais, puisqu’il est introuvable en français sauf à acheter les rééditions en intégrales) 😀

Ils en ont parlé :

Vert continue également de côtoyer les harpistes, par ici