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Archive for the ‘Littérature Fantasy’ Category

Quatrième de couverture :

Chien du heaume, un surnom gagné au prix du sang et de la sueur par celle qui ne possède plus rien que sa hache, dont elle destine la lame à ceux qui lui ont pris son nom. Mais en attendant de pouvoir leur sortir les viscères, elle loue son bras et sa rage au plus offrant, guerrière parmi les guerriers, tueuse parmi les loups.
De bien curieuses rencontres l’attendent au castel de Broe où l’hiver l’a cloîtrée : Regehir, le forgeron à la gueule cassée, Iynge à la voix plus douce que les mœurs, le chevalier Sanglier et sa cruelle épouse de dix printemps.
Au terme de sa quête, Chien trouvera-t-elle la vengeance, la rédemption ou… autre chose ?

Mon avis :

Chien du heaume était la lecture du Cercle d’Atuan de novembre 2011. J’avais tenté de participer, mais en plein déménagement j’avais laissé tomber. Mais voici que j’ai repris ce livre, et cette fois-ci je l’ai terminé. Voici donc ce que j’en ai pensé.
Dans ce livre, Justine Niogret nous emmène loin des canons de la fantasy traditionnelle. Ici, pas d’héroïsme, de grandes batailles, d’elfes ou de dragons. Juste une mercenaire, à la recherche de ses origines, durant le Haut Moyen-Age. Pas de région précise, mais moi ça me fait furieusement penser à la Scandinavie ou au Nord de l’Allemagne (ne me demandez pas pourquoi, je n’y suis jamais allée, mais ces montagnes et ces hivers particulièrement rigoureux m’y font penser). Dès le prologue, le ton est donné : Chien ne fait pas dans la dentelle, ici pas de raffinement ni de dentelles, mais des armes, du cuir et une bonne couche de crasse. Nous voici donc partis avec Chien à la recherche de son nom, et avec elle nous rencontrons une palette de personnages hauts en couleurs, qui la guideront dans sa quête.
J’avoue ne pas avoir été spécialement emballée par l’histoire en elle-même, mais j’ai apprécié le style de Justine Niogret et l’univers qu’elle nous dépeint, entre les personnages « typiques » de l’époque (forgerons, moines, mercenaires, conteurs, paysans…) croisés au détour de la quête de Chien et les lieux visités, chacun avec leur atmosphère bien à eux. On s’y croirait !

Un petit extrait pour vous en convaincre :

Et l’hiver tomba sur le castel de broe.
Le vent poussa les congères contre les fenêtres du premier étage en deux nuit seulement, et le château se ferma pour la dure saison. Une neuvaine ne s’était pas écoulée que déjà, en posant la main contre les fourrures collées aux carreaux, on devinait le froid de la mort qui pesait de l’autre côté. […]
La froidure se fit pire encore durant la quinzaine qui suivit, et il fut bientôt temps de faire entrer les chiens dans les lits pour partager leur chaleur. Bourrasques sur bourrasques, tempête après tempête, le ciel, lourd de sa triste saison, avait fini par crever sa morne colère, et il ne fut alors plus question de sortir des murs.

En bref, un livre agréable à lire, qui sort des sentiers battus de la fantasy, c’est une belle découverte.

Ils en ont parlé :

Elysio
Endea
julien
Kactusss
Lelf
Lhisbei
Olya
Rose
Roxane
Spocky
Tiger Lilly
Vert

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Quatrième de couverture :

Quelque part dans l’archipel britannique, une forêt existe peut-être encore où les derniers survivants de l’Age d’or ont trouvé refuge : dieux anciens auxquels plus personne ne croit, esprits primordiaux de la nature, créatures des mythologies antiques…. Envers-Monde, la dernière légende vivante. En ce refuge d’arbres ancestraux, ayant toujours résisté aux tentations d’invasion humaine, une jeune femme invalide, écrivain à succès d’un XVIIIe siècle avide d’évasions romantiques, va plonger. Partie à la recherche du jeune poète Thomas Chatterton, elle y affrontera , au terme d’un voyage en ballon , d’anciennes goules vengeresse et des gnomes végétaux. Bien des siècles auparavant, déjà, Envers-Monde était synonyme de refuge : fuyant les persécutions perpétrées par les chrétiens contre les derniers païens, une troupe de créatures mythologiques (esprit du blé et enfants de la mer) en avaient fait l’objet de leur quête.

Avec une verve volontiers libertine, l’auteur se fait le chantre amusé mais néanmoins nostalgique d’une fantasy réconciliée avec ses racines antiques et romantiques.

Mon avis :

Ça faisait longtemps que ce livre trainait dans ma PAL, et ce mois-ci c’était mon tour de proposer la lecture commune sur la Bibliothèque de l’invisible. Parmi mes trois propositions, c’est donc La forêt d’Envers-monde qui a été choisie. En fait, ce livre comporte deux romans : La forêt d’Envers-Monde et Les dieux demeurent, et une nouvelle : Le peintre.

Commençons donc par La forêt d’Envers-Monde. Ça se lit vite (moins de 200 pages), c’est bien écrit, l’histoire est intéressante. Mais j’avoue que je n’ai que moyennement accroché aux personnages, même s’ils sont hauts en couleur et largement différents des personnages lancés dans une quête qu’on peut trouver en fantasy : une romancière infirme, un marin, et une vieille fille obèse, c’est pas très commun comme Compagnie Razz Et puis l’auteur a une dent contre les français (enfin ça se passe au XVIIIème siècle, donc on va mettre ça sur le compte de l’époque où se passe le roman), et à la fin c’est un peu lourd (c’est la chauvine qui parle là^^). Mais bon, l’un dans l’autre, j’ai trouvé le voyage agréable, même si je n’ai pas été complétement emballée.

Passons maintenant Aux dieux demeurent. Nous changeons de lieu et d’époque, pour nous retrouver dans l’Italie de l’Empire romain, plus précisément sous le règne de Constantin, quand le monde occidental commence à se christianiser. Nous y suivons les aventures de Dylan le Roane aux pieds palmés et Nod l’esprit du blé, sans oublier les belles Tutelina et Stella. Ou, plutôt, comment des créatures appartenant à une époque presque révolue, peuvent survivre dans le monde austère des chrétiens qui ne croient plus en eux. Le postulat de départ était intéressant, mais je n’ai pas été emballée par la façon dont Thomas Swann l’a traité. Je l’ai trouvé trop porté sur le sexe, je n’ai pas aimé les personnages secondaires de Marcus et d’Éléphant de mer, trop caricaturaux. Au final, j’ai moyennement accroché.

Quant Au peintre, il s’agit d’une nouvelle de quelques pages sur une rencontre surréaliste qu’aurait fait le peintre Jérôme Bosch en rentrant d’un mariage. Cette nouvelle ne m’a fait ni chaud ni froid, c’est vraiment trop court pour se faire une opinion.

En bref, ce livre m’a laissé une impression mitigée, pas franchement mauvaise, mais pas bonne non plus.

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Quatrième de couverture :

Comme Hélène de Sparte j’ai causé une guerre. La sienne, ce fut en se laissant prendre par les hommes qui la voulaient ; la mienne, en refusant d’être donnée, d’être prise, en choisissant mon homme et mon destin. L’homme était illustre, le destin obscur : un bon équilibre.

Dans l’Enéide, Virgile ne la cite qu’une fois. Jamais il ne lui donne la parole. C’est la voix de Lavinia, fille du roi du Latium, que nous fait entendre Ursula Le Guin. Les présages disent qu’elle épousera un étranger venu d’au-delà des mers et qu’ils poseront les fondations d’un grand empire à venir. Enfui de Troie mise à sac, à l’issue d’un long périple, Enée remonte enfin le Tibre…

Lavinia a obtenu le Locus Award 2009, le prix de la plus prestigieuse revue américaine consacrée au domaine de l’imaginaire. C’est, en dit le critique, « certainement le meilleur ouvrage pour adultes de l’auteur depuis des décennies ».

Mon avis :

J’avais entendu parler de Lavinia, mais je n’avais pas vraiment prévu de l’acheter. Et puis finalement, lors d’un passage dans ma librairie, je suis tombée sous le charme de la couverture, que je trouve vraiment très réussie.Et la lecture n’a pas démentie ce début prometteur. Ursula Le Guin nous raconte le mythe de la fondation de Rome par Enée, mais du point de vue de Lavinia, qui deviendra sa femme. J’avoue que je n’ai pas lu l’Enéide (même si j’en ai eu un jour l’intention, j’ai même acheté le livre il y a des années!) donc je ne pourrais pas vous dire si les évènements concordent, mais en tous cas Ursula Le Guin a réellement su insuffler une personnalité, une vie à Lavinia. Et à travers Lavinia, c’est toute la vie du Latium et des environs qui est dépeinte dans ce livre, de façon très convaincante. Si on y ajoute que la plume d’Ursula Le Guin (et de la traductrice Marie Surgers) est très agréable à lire, très poétique et très vivante à la fois, ce roman n’a que des qualités, et je ne peux que vous conseiller de vous jeter dessus si ce n’est pas déjà fait.

Lavinia est sans conteste un de mes coups de cœur de l’année 2011!

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Quatrième de couverture :

Trois fois les Parques ont parlé : Finstern, Roi de la Cour de Dorcha, doit mourir. Seule la belle Angharad peut contrecarrer la mort de Finstern, ou la précipiter. Elle ignore son propre destin, et le prix à payer pour accomplir sa mission… Dans la funeste partie d’échecs qui s’engage entre les Cours d’Ombre et de Lumière, la Reine Blanche devra trouver sa voie. Un roman porté par l’écriture dense et vénéneuse de Léa Silhol qui impose un style très personnel : celui d’une conteuse envoûtante tissant ses histoires sur les anciens canevas de légendes universelles.

Mon avis :

En parcourant la toile, on trouve des avis très tranchés sur La sève et le givre. Soit on adore, soit on déteste. Pour ma part, je me situe dans la première catégorie. J’ai adoré le monde créé par Léa Silhol, très inspiré des légendes celtiques, ses cours d’Ombre et de Lumière, celles des saisons, ainsi que les peuples qui y évoluent. En particulier les deux personnages principaux, Finstern le Noir, dont le charme est indéniable (huhu) et Angharad, mi-Seelie mi-Unseelie, mi-Printemps mi-Hiver, mi-Sève, mi-Givre. Le rythme est lent, très descriptif, certaines mauvaises langues diront qu’il ne se passe pas grand chose, et pourtant je ne me suis pas ennuyée pas une seconde, tellement je me suis laissée emporter par l’écriture superbe de Léa Silhol. Un seul mot pour qualifier cette lecture qui m’a littéralement enchantée : féerique.

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Quatrième de couverture :

Le prince d’Ombria agonise ; déjà, son palais bruisse de sombres complots. Kyel, le jeune héritier légitime, vit sous l’emprise de la cruelle Domina Pearl, à qui le trône semble promis. Son cousin Duncan Greve, bâtard méprisé, est réduit à l’impuissance. Dans les entrailles de la ville peuplée de fantômes, Faey la mystérieuse sorcière et Mag, sa ravissante créature au visage de cire, sont peut-être Les seules à pouvoir modifier le cours du destin. Mais le veulent-elles vraiment ? Couronné par deux prix prestigieux, ce roman au charme ensorcelant invente une fantasy subtile et poétique de tout premier plan.

Mon avis :

Les fantômes d’Ombria est un livre très bien écrit, dont le style très poétique rend parfaitement l’ambiance de la ville d’Ombria et de son palais. L’histoire, qui pourrait paraître n’être que la banale histoire d’une succession délicate à la mort d’un roi, a pourtant son originalité dans le traitement qu’en fait Patricia McKillip. En effet les personnages qui gravitent autour de l’enfant-roi sont loin des archétypes que l’on peut trouver dans le genre, autant son cousin Duncan que Lydea, la maîtresse du défunt roi, qui ne cherche qu’à apporter douceur maternelle et réconfort à l’enfant. Sans oublier la dimension « magique » de l’univers, les différentes « couches » d’Ombria dans lesquelles évoluent la magicienne Faey et sa poupée de cire. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé cet « univers parallèle », très onirique autant dans sa description que dans les façons de l’atteindre. Je n’ai pas l’impression d’être très claire dans mes explications, là… Mais il faut lire le livre pour bien comprendre (ou comment inciter à la lecture du roman^^) Wink En bref, une belle histoire, une ville emplie de souvenirs, servies par l’écriture superbe de Patricia McKillip, que demander de plus ?

Ils en ont parlé :

Mille et un mondes

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Quatrième de couverture :

Hiver 1620. Une guerre qui va durer trente ans ravage le Saint Empire romain germanique. Mais le chevalier Kantz, après une mission au service des Templiers, est de retour dans la cité de Wielstadt, protégée par un mystérieux dragon volant qui, depusi quelque temps, ne suffit plus à la tâche. Les catholiques se méfient des protestants, lesquels se méfient des juifs, qui se méfient de tout le monde. La nuit, les ombres se multiplient : des goules pillent et assassinent, répandant la terreur dans la ville. Contre ces créatures du Mal, Kantz mène une chasse frénétique, riche de sa seule rapière, de la magie cabalistique et de quelques alliés de marque.

Wielstadt, c’est le croisement improbable de Disneyland et du château du comte Dracula. Pour tout dire, un classique de la génération de Tim Burton.

Mon avis :

J’ai mis dans cet article le synopsis (enfiin en partie parce que je trouve que le quatrième de couverture dévoile bien trop d’éléments de l’histoire) du premier tome, mais c’est bien de la trilogie que je vais parler. Wielstadt est une uchronie prenant place au 17ème siècle, où les templiers n’ont pas été anéantis, et Wielstadt est gardée par un dragon. C’est une ville prospère, où catholiques, protestants et Juifs cohabitent plutôt bien. Cependant tout n’est pas toujours rose, puisqu’on fait régulièrement appel au chevalier Kantz, exorciste en armes. Ce sont les pas de ce dernier que l’on va suivre tout au long de la trilogie. De Kantz, on ne sait pas grand chose, pas même son prénom. Le mystère ne sera levé qu’à la fin du troisième tome, et encore, partiellement (enfin à mon goût !). Cela n’empêche pas de s’attacher à ce personnage, ainsi qu’à ceux qui gravitent autour de lui, notamment la fée Chandelle et le faune Zacharios accompagné du géant Feodor, plutôt benêt mais tellement gentil ! La plume de Pevel est agréable à lire, et on prend plaisir à suivre le chevalier Kantz dans ses enquêtes. La religion est assez présente dans ces romans, je sais que ça peut en gêner certains, mais pour ma part je trouve que ça s’intègre parfaitement dans l’univers créé par Pierre Pevel. Cela lui permet aussi au passage d’aborder la question de la tolérance pour les croyances des autres, puisque les différents protagonistes sont de religions différentes. Ce n’est pas le sujet principal, mais cela mérite quand même d’être abordé. Un bon point aussi pour cette trilogie, tous les tomes ont une « vraie » fin, pas de cliffhanger à l’horizon. Ça permet de lire la trilogie en plusieurs fois, sans avoir à se dire « mais qu’est-ce qui s’est passé déjà dans le tome précédent ? » si on met un certain temps à enchaîner les tomes. Au final, je crois que vous avez compris que mon avis est plus que positif 🙂 J’avais déjà aimé les Enchantements d’Ambremer du même auteur, qui rentre donc dans ma liste d’auteurs à suivre, d’autant que j’ai entendu / lu beaucoup de bien des Lames du Cardinal et Viktoria 91, deux autres de ses œuvres qu’il va falloir que je me procure au plus vite !

PS : Malheureusement, il semble que le premier tome de la trilogie, Les ombres de Wielstadt, soit assez difficile à se procurer.

Ils en ont parlé :

Olya : premier tome, second tome
If is dead : premier tome

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Quatrième de couverture :

Encore apprentie marchombre, Ellana est chargée par Jilano, son maître, d’une mission à haut risque : escorter une caravane au chargement précieux et mystérieux. Mais au fi l de ses rencontres, Ellana peine à identifi er ses véritables ennemis, la voie tend à se dérober devant elle et les choix qui engagent sa loyauté et ses sentiments se révèlent périlleux…

Le Pacte des Marchombres invite le lecteur à pénétrer dans les arcanes d’une guilde aux pouvoirs extraordinaires, et à suivre le destin d’Ellana Caldin, héroïne prodigieuse par sa psychologie, ses exploits physiques et son insatiable goût de la liberté.

Mon avis :

Ce second tome se dévore tout aussi bien que le premier. Quelques années ont passé. On retrouve une Ellana plus mature, moins caractérielle. Rien de bien neuf dans le paysage de la fantasy au niveau de l’histoire, mais ça se lit tout de même avec plaisir, la plume de Bottero aidant. J’ai notamment beaucoup apprécié les « poèmes » Marchombres insérés ça et là, ils collent parfaitement à l’univers décrit et leur philosophie d’être « dans l’instant » me plaît bien. Seul bémol (si on peut dire) : apparemment il me faut lire Ewilan pour bien comprendre le troisième tome du pacte des Marchombres et ne pas me spoiler les deux autres trilogies de Bottero… (ou comment justifier l’achat inconsidéré de six livres supplémentaires quand on sait le nombre qui m’attend déjà !)

Ils en ont parlé :

If is Dead

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