Quatrième de couverture :
Dans les pays de la Dorgne, des êtres mi-hommes, mi-animaux perdent peu à peu leur patrimoine humain et s’enfoncent lentement dans la régression animale. Tribus dominantes carnivores, communautés agricoles servant de nourriture aux clans prédateurs, tous sont soumis par le clergé aux lois de l’Humpur, qui punissent de mort les mélanges entre les clans et les comportements individualistes. Parce qu’il ne supporte pas de voir la jeune Troïa qu’il aime livrée aux appétits collectifs lors de la cérémonie rituelle de reproduction, Véhir brise l’enclos de la fécondité et s’enfuit en quête des derniers dieux humains de la légende. Lui, le grogne paysan, va accomplir ce chemin en compagnie de Tia, une jeune prédatrice hurle en exil…
Mon avis :
Ce livre me faisait de l’œil depuis un moment, j’en avais lu plusieurs critiques enthousiastes, et ayant beaucoup aimé les autres livres que j’ai lu de Bordage (dont Porteurs d’âmes), me voici donc avec les Fables de l’Humpur entre les mains. La première chose qui frappe le lecteur, c’est le langage utilisé par les protagonistes. J’étais prévenue, mais ça fait quand même drôle. Mais on s’habitue vite, et ce n’est pas du tout une gêne pour la lecture, au contraire, ça permet (enfin pour moi en tous cas) de s’immerger davantage dans le monde décrit par Bordage. Un monde où les humains sont en train de dégénérer progressivement vers l’animalité. Un monde partagé entre les hommes-prédateurs (hommes-loups, hommes-chats…) et les hommes-proies (hommes-porcs, hommes-moutons…). Un monde où le clergé de l’Humpur règne de façon incontestée et où le libre-arbitre n’existe plus. Oui mais il y a évidemment des récalcitrants. C’est l’histoire de deux d’entre eux qui nous est contée dans ces Fables, leur quête de leurs origines. Impossible d’en dire davantage sans révéler des éléments importants de l’histoire, mais sachez que j’ai dévoré le livre
J’ai été fascinée par cette civilisation décadente, fascinée et horrifiée. A l’image des héros du roman, on ne peut que refuser ce destin, mais en même temps, je n’ai pu m’empêcher de me poser une question : quand on voit les dégâts que l’Homme est capable d’infliger à la Nature, est-ce que ce ne serait pas mieux ainsi ? Et sur cette considération hautement philosophique (n’est-ce pas ?
), ma conclusion : Les Fables de l’Humpur est un livre à découvrir absolument !
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